10 janvier 2016

La Sylphide ou la mort !

    Marie Taglioni dans Le Dieu et la Bayadère, costume d’Hippolyte Lecomte   Emilien de Vaudreuil à son fils Charles La Boissière, le 27 mars 1868 Mon cher fils, Je conçois bien qu’un divertissement d’opéra, aussi agréable soit-il, ne remplace pas un véritable ballet et je regrette pour toi que les temps présents ne soient pas aussi prolifiques en créations chorégraphiques que les glorieuses années 1830 à 1840. Au moins as-tu le plaisir d’admirer la jolie Fiocre en ses gracieux travestis ! Je me souviens... [Lire la suite]

01 décembre 2015

Avant toute chose, il avait foi en la réclame

        Emilien de Vaudreuil à son fils Charles   La Boissière, le 3 mars 1870 Mon cher fils, Tu me demandais plus de détails sur ce bon docteur Véron, dont les méthodes pour administrer l’Opéra étaient assurément nouvelles. Une curieuse figure que ce Louis-Désiré Véron ! Personne autant que lui n’eut jamais si bien le nez au vent pour découvrir un profit possible, ni la rapidité pour l’atteindre ! Avant toute chose, il avait foi en la réclame, il ne vivait que par la réclame.   ... [Lire la suite]
07 septembre 2015

Dans sa chasse à l’oiseau rare

      La Boissière, le 27 janvier 1868    Mon bien cher fils,  Ainsi que tu me l’as demandé, j’entreprends aujourd’hui de te raconter les années glorieuses qui suivirent à l’Opéra le triomphe de La Sylphide. Pour commencer, il y eut d’innombrables représentations de ce ballet qui faisait fureur. Le succès de Marie Taglioni devenait sans cesse plus éclatant, son astre brillait au plus haut. On ne jurait que par elle, on l’adulait, elle mettait toutes les têtes à l’envers. Les élégantes... [Lire la suite]
07 juin 2015

Claquons des mains !

  Salle de l'Opéra de la rue Le Peletier   Emilien de Vaudreuil à son fils Charles   La Boissière, le 3 novembre 1867 Mon bien cher fils, J’ai lu ta dernière lettre avec beaucoup de plaisir. Il est intéressant de voir que Melle Grantzow, ballerine d’un genre bien différent de celui de la Rosati, semble avoir remporté un succès égal dans le rôle de Médora. La Rosati  était plus terrienne, Melle Grantzow est plus aérienne, mais il y a mille manières de jouer, et surtout de danser, une même chose. Il y a tant... [Lire la suite]